De la naissance au mariage

Emile Zola voit le jour le 02 avril 1840. Son père, Francesco Zola est émigré italien et sa mère, Emilie Aubert est née en France. Toute la famille déménage à Aix en Provence en 1843 quand Zola père obtient un gros contrat dans les travaux publics. Francesco Zola meurt en 1847 d'une pneumonie, le petit Emile se retrouve avec sa mère et sa grand-mère Henriette Aubert. Le décès de Francesco a laissé la famille complètement démuni. Au collège, Emile Zola côtoie Jean-Baptistin Baille et surtout Paul Cézanne qui restera un ami proche. Il avoue à ses camarades ses ambitions d'avenir : devenir un écrivain reconnu.... A 18 ans Zola quitte Aix-en-Provence pour Paris. Il vit dans des conditions très miséreuses mais se constitue un cercle d'amis solide. Ses préférences littéraires vont vers Molière ou Montaigne. La littérature étrangère l'inspire aussi (Shakespeare). Il échoue par deux fois au baccalauréat, et c'est aussi la période où Zola fait ses premières rencontres amoureuses. La plus marquante aura pour nom Berthe, une prostituée qu'Emile Zola n'aura de cesse de sortir de sa condition, mais sans y parvenir toutefois. Son premier roman, La confession de Claude, sera inspiré par cette histoire. Zola commence à nourrir une autre passion que l'écriture : la peinture. Celle-ci l'amènera à rencontrer quelques acteurs du troisième art : Pissaro, Renoir ou Manet. Sans qualification, Zola trouvera du travail chez Hachette en tant que commis. Il publie un premier livre aux éditions Hetzel : Les contes à Ninon. Il rencontre aussi dans le même temps Eléonore-Alexandrine Meley qu'il épousera en 1870.

Le genèse des Rougon-macquart

A partir de 1863, Emile Zola publie des articles dans divers journaux. Il utilise la presse tout d'abord pour faire paraitre ses romans en feuilletons et pour asseoir ses positions politiques. En 1865, alors qu'il vit toujours avec sa mère, il quitte le domicile familial pour s'installer avec sa femme dans le quartier des Batignoles. En 1868 la presse gagne en liberté et Zola met en pratique ses talents de polémiste en entrant à la Tribune, où il rédigera des textes anti-impériaux. Thérèse Raquin est mal accueilli et Emile Zola multiplie ses attaques contre le pouvoir en place. En 1871 parait La Fortune des Rougon, le premier tome de l'oeuvre qui l'occupera pendant 22 ans, les Rougon-Macquart. En s'opposant à l'ordre établi, le romancier se fait censurer, notamment avec La Conquête de Plassans (1874) interdit de vente dans les gares ou La Faute de l'Abbé Mouret (1875), attaque violente contre le principe de chasteté. Le succès et l'argent arriveront en 1877 avec la publication de L'Assommoir. Une jeune lingère, Jeanne Rozerot, entrera au service d'Emile Zola en 1888. Il nouera avec elle une relation secrète qu'il cachera à son épouse pendant trois années. Entre-temps, Jeanne lui aura donné deux enfants, lui assurant une descendance que sa femme n'avait pu lui donner. Cette liaison sera découverte par son épouse qui acceptera cette double-vie, allant jusqu'à faire reconnaitre les deux enfants à la mort de l'écrivain. Suite à son implication dans l'affaire Dreyfus, Emile Zola s'exile à Londres en juillet 1898. Il décèdera en 1902, suite à une intoxication provoquée par un feu couvert dans sa cheminée. Sa femme lui survivra.