La Débâcle : la vie de Jean

Dix-neuvième tome et avant-dernier volume de la série les Rougon-Macquart d'Emile Zola, La Débâcle parait en 1892.
A la fin du roman La Terre, Jean Macquart se réengageait dans l'armée pour oublier les sombres heures passées comme valet de ferme. Le livre a pour sujet, entre autre, la défaite de l'armée française à Sedan devant les Prussiens. Cette victoire des Prussiens devait signer la fin du Second Empire et la naissance de la IIIème république le 04/09/1870. Jean, caporal, est respecté par les hommes qu'il a sous ses ordres. Il se lie d'amitié avec un certain Maurice Levasseur dont les opinions sur l'avenir et la politique divergent avec les siennes. Cela n'empêchera pas les deux hommes de nouer une amitié solide. Maurice et Jean se sauve la vie mutuellement, ce qui resserrent des liens déjà forts des expériences passées. Maurice est un intellectuel qui rêve de changement, de liberté et de révolution alors que Jean serait plutôt favorable à une vie régie par l'ordre et la discipline. Ils seront fait prisonniers ensemble par l'ennemi, s'évaderont de concert et finiront par tracer chacun leur route, la guerre terminée.

La Débâcle : la mort de Maurice

C'est pendant les événements de la Commune qu'ils se retrouveront, lorsque Jean blessera mortellement Maurice d'un coup de baïonnette. Il essaiera à nouveau de sauver son ami mais en vain... Maurice le Communard décédera dans les bras de Jean le soldat. Ce dernier était sur le point d'épouser la soeur de Maurice, Henriette, mais ce mariage ne se fera pas. Il quittera l'armée et Paris pour rejoindre la Provence. On l'y retrouvera dans le dernier acte de la saga, dans Le Docteur Pascal, marié à Mélanie Vial. Jean revient à la vie à la fin du livre, content de ce nouveau départ même si les derniers événements de sa vie passée ont dû mal à s'estomper. Il aspire maintenant à une existence simple et heureuse. Comme peu de roman de la série, le livre finit sur une certaine bouffée d'espoir avec ces mots :

C'était le rajeunissement certain de l'éternelle nature, de l'éternelle humanité, le renouveau promis à qui espère et travaille, l'arbre qui jette une nouvelle tige puissante, quand on a coupé la branche pourrie, dont la sève empoisonnée jaunissait les feuilles... et Jean, le plus humble et le plus douloureux, s'en alla, marchant à l'avenir, à la grande et rude besogne de toute une France à refaire.

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